Ascension du Pic du Perdiguère

Après 2 tentatives infructueuses l'hiver, nous avons retenté l'aventure dans des conditions plus favorables le weekend du 28 Septembre 2024

#randonnée #automne #perdiguère

La première tentative d'ascension du Perdiguère depuis les Granges d'Astau nous avait laissé un goût amer. Nos ambitions avaient été annihilées par le froid et la fatigue. Nous ne souhaitions pas en rester là... Les conditions étaient plus favorables (légères brises le Samedi, mais pas de quoi nous décourager) et nous étions motivés par plusieurs weekends annulés, les aléas météorologiques. Cette fois, la neige ne ralentira notre progression que sur la fin. Mais nul besoin de cramponner, cette couche ne viendra recouvrir les rochers que d'un centimètre sur les derniers efforts (autour des 3000m d'altitude, le Perdigère s'élevant à 3222).

L'arrivée au refuge du Portillon contrastait complètement avec ce que nous avions connu l'hiver. Nul besoin de déblayer la porte barrée par une accumulation de neige ce coup-ci. Ce sont des sourires, une ambiance chaleureuse, et même une boisson houblonnée qui nous attendait derrière les portes. Première étape : retirer nos godillots et enfiler de disgracieuses mais néanmoins confortables crocs à l'entrée. La suite c'est un apéritif et quelques jeux de société pour patienter avant un repas fort revigorant et bienvenu pour le lendemain. La digestion se fait en glanant quelques infos par-ci par-là sur les projets des autres randonneurs, en jouant et discutant jusqu'à ce que le sommeil nous rattrape. Je note d'ailleurs l'excellent accueil, repas et petit déjeuner qui nous ont été proposé au refuge du Portillon. Les prix sont largement adaptés, et réduits grâce à notre adhésion à la FFCAM.

Dimanche, summit day, nous avions le choix entre le passage par le col supérieur et le col inférieur. Les deux mènent au sommet, et une boucle est possible pour changer de paysage à la descente. Nous avons décidé de suivre un groupe qui souhaitait approcher par le col inférieur. Le groupe s'est vite séparé et a finalement abandonné l'ascension du Perdiguère. De loin, nous pouvions distinguer quelques randonneurs qui effectuaient l'ascension via un itinéraire espagnol. Cela a participé à galvaniser les troupes et poursuivre, mais en tentant de toujours évaluer le risque. La dernière partie était plus technique, et la neige nous obligeait à redoubler de vigilance et réduire la cadence. Certains passages étaient d'ailleurs assez gazeux. Finalement, nous sommes arrivés au sommet sans encombre et nous avons même profité d'un duo espagnol pour prendre des photos.

Il y a une étape qu'il ne faut jamais négliger à la montagne, c'est la descente. Le dimanche, c'était le jour du sommet oui, mais aussi celui du retour ! Après avoir grimpé le dénivelé qui séparait le refuge du Portillon, du Pic du Perdiguère, retour au parking des Granges d'Astau. Les derniers kilomètres étaient peu agréables et nous arpentions ces chemins détrempés, qui nous avaient tant dégoutés en hiver. Ces souvenirs de verglas insupportables, ces lignes de vie en câble d'acier rouillé, ces goulottes qui étaient trop peu nombreuses pour assurer l'assèchement des chemins et qu'on ne côtoyait qu'en basse altitude. Malgré tout cela, un duo de grimpeur croisa notre chemin et nous nous rappelions qu'il existe de belles Grandes Voies à escalader, ce qui ne manqua pas de nous motiver, pour qui sait ? Une nouvelle aventure dans le coin?

Chiffres

Ascension et Retour (Dimanche)

Photographies

Perdiguere 1

Perdiguere 2

Perdiguere 3

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